Après un hiver un peu trop long et gris (surtout pour les parisiens), et après avoir commencé une préparation sérieuse (ou pas) pour les Unicon, le moment tant attendu de « Forca » est arrivé ! Si vous vous demandez encore pourquoi tout le monde n'a que ce mot à la bouche, c'est que vous n'avez pas le plaisir de connaître l'ambiance de la convention « Y a du jeu dans ta roue » qui se tient chaque année à la Pentecôte, à Forcalquier, petit-village de l'arrière-pays aixois. Au programme : détente, soleil, jeux, apéro et bons moments entre amis ! Ici, on oublie la compétition ou les classements le temps d'un week-end pour profiter des possibilités que nous offre le monocycle dans un esprit de partage et de fun. Placez le tout dans un cadre idyllique, avec la tranquillité d'un petit village des Alpes-de-Haute-Provence, la beauté de la nature environnante et la douceur du climat du sud-est et vous comprendrez pourquoi tout le monde en raffole !


Le Chaloon, chapiteau-saloon. Photo Xavier Le Quesne.


Vendredi 13 mai, les premiers joyeux monocyclistes arrivent tranquillement en fin de journée. Certains jouent déjà au hockey tandis que d'autres aident à installer ou prennent l'apéro au Chaloon, le chapiteau-saloon installé pour l'occasion. Car oui, cette année est placée sous le thème du Western, ou plutôt du South-Eastern. C'est donc déguisés en cow-boys ou en indiens que l'on y retrouve de vieilles connaissances. Certains installent leurs tentes à l'ombre des arbres, d'autres dormiront dans le gymnase, tout le monde est content d'être là.


Epine d'ours lors de sa ronde quotidienne. Photo Xavier Le Quesne.


Samedi matin, les derniers arrivants rejoignent progressivement le site dans lequel déambulent déjà chapeaux de cow-boys et coiffes de plumes. Chacun prend le petit-déjeuner à son rythme, sous le ciel bleu. La matinée est  ensuite occupée par des jeux en tous genres (béret, passe à dix, etc.) accommodés au thème du Far Sud-Est. Le  soleil commence à taper et on se réfugie à l'ombre des barnums pour manger un bon déjeuner, préparé avec soin et comprenant une option végétarienne. En attendant que la température baisse un peu, on joue ensuite dans le  gymnase. A l'aide de ballons de baudruche, Yvon nous propose tout un tas de petits exercices ludiques qui nous  amusent tout en sollicitant nos capacités : rien de mieux pour progresser en monocycle !


Le rodéo à monocycle, une discipline innovante. Photo Xavier Le Quesne.

On remonte ensuite vers le Chaloon pour profiter des ateliers installés dans l'herbe, tous en rapport avec le thème et, bien sûr, en monocycle : rodéo, lancer de fer à cheval, lasso, duel de bombes à eau etc. La fin d'après-midi est consacrée à un grand jeu qui se déroule traditionnellement dans tout le village. Cette année, il s'agit d'un douaniers/contrebandiers revisité à la mode indiens vs. cow-boys. Il semblerait que les cow-boys se soient plus amusés que les indiens mais il est facile de se consoler auprès du délicieux glacier artisanal du coin ! Tout le monde se retrouve ensuite pour monter à la citadelle, qui culmine tout en haut du village et offre une vue magnifique de l'ensemble de la région qu'elle  surplombe. Après avoir dévoilé les résultats (les cow-boys l'emportent haut la main, sans surprise) tout le monde prend joyeusement l'apéro… … et la pause, pour la traditionnelle photo de groupe !


Le bal des cowboys. Photo Xavier Le Quesne.

De retour au chaloon, certains se précipitent à la douche pendant que d'autres se reposent avant de profiter d'un bon dîner. Mais il ne faut pas traîner puisque ce soir c'est le bal ! Sur la place du village, un trio Monocycl'hop nous réserve un petit spectacle avant de libérer la piste pour que tout le monde puisse danser au rythme des Honky Tonk  Syndicate, toujours sur une roue bien entendu !


C'est parti pour 30 kilomètres et 1300 mètres de dénivellés. Photo Xavier Le Quesne.

Dimanche matin c'est farniente ! Enfin… pas pour tout le monde : trois énergumènes (des Roule ta Bille  évidemment!) ont décidé de gravir la montagne de Lure que nous allons tous descendre en muni dans l'après-midi. Tiphaine, Zip et Arthur (rendons à César ce qui est à César) partent donc pendant que certains jouent au hockey et que d'autres profitent de la matinée pour apprendre à freiner (ça peut servir pour faire de la descente n'est-ce pas !) ou pour se reposer. Cette matinée de « temps libre » a vraiment des airs de vacances pour tous, et c'est bon ! Après un repas préparé par l'équipe de cuisiniers, qui décidément ne nous déçoit pas, nous partons en car rejoindre les courageux en haut de la montagne.


Photo de groupe (bon, là c'est à la Citadelle). Photo Xavier Le Quesne.

La première moitié de la descente s'avère tout aussi difficile pour les uns que stimulante et appréciable pour les autres. La deuxième moitié sera plus roulante et, à l'arrivée, chacun aura pu y trouver son compte. C'est à St Etienne-Les-Orgues que les premiers attendent les derniers, tout en sirotant une bonne petite boisson rafraîchissante en terrasse. On saute ensuite dans le car pour rentrer au chaloon. Le ballet des douches reprend de plus belle et puis on se retrouve tous autour du dernier dîner. Certains ont les jambes bien lourdes de l'après-midi (mais l'histoire ne dit pas de qui il s'agit). En fin de soirée le « Cabarwest cirque » accueille un homme des cavernes qui nous réserve un spectacle d'humour et de didgeridoo aussi amusant pour les grands que pour les petits. Ce sont ensuite les Free Beans qui occupent la scène dans un univers déganté de « blues trans-agricole ». Pendant ce temps, certains restent à l'extérieur du Chaloon pour profiter de la soirée étoilée en regardant les vidéos des années précédentes et en partageant les bons souvenirs qu'ils en gardent. Après les Free Beans, le DJ Mine Jaja prend les platines.


Les free beans. Photo Xavier Le Quesne.

Lundi matin, chacun se réveille et petit-déjeune paisiblement au doux son du chant des oiseaux (si, si, je vous jure, c'est le pied !). Le beau temps insiste jusqu'à la fin de la convention et les uns démontent leur tente ou jouent au hockey pendant que d'autres vont profiter du grand marché de Forcalquier (et en particulier des petits producteurs de la région). Vient ensuite l'heure des aurevoir, des bises et des accolades émues. Pendant que les monocyclistes des quatre coins de la France partent progressivement, ceux qui restent aident à ranger. A peine séparés, on se manque déjà et les messages de remerciement et d'affection fusent : c'était super, vous allez nous manquer,  vivement l'année prochaine, etc.

Voilà, Forca c'est tout ça, alors on n'a qu'une seule chose à espérer, c'est que ça continue !

Un grand merci aux organisateurs de Roue Libre pour leur accueil et leur bonne humeur contagieuse ! Et forza Forca !

 

Nous souhaitons remercier Romarine pour l'écriture de ce bel article.

 

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