On se pose cette question dans beaucoup de sports, mais moins dans le monocycle : quel est la réussite de mon pays dans ce sport ? Certes, ça exacerbe le patriotisme, le nationalisme, dans des temps ou la solidarité mondiale semble nécessaire. Mais il faut également se rendre compte que ce genre d'information permet une valorisation médiatique de notre sport. Oui, nous avons des champions de monocycle. Des champions actuels multi-médaillés comme Adrien Delecroix, l'équipe de basket du Woom, ou encore le plus médaillé de tous, Martin Charrier (12 médailles mondiales, dont 7 titres, uniquement en expert), aux champions passés comme Loïc Baud ou Xavier Collos, nos athlètes français ont réussi des prouesses.

Nous avons souhaité mettre en valeur ce palmarès. Vous pouvez donc retrouver un article sur les médailles Françaises aux Unicons (expert uniquement), ainsi que le détail de toutes les médailles experts. Nous avons passé en revu beaucoup de résultats, pas forcément toujours facile à analyser. Il est donc fort possible / probable qu'il y ait des erreurs ou des omissions, n'hésitez pas à les signaler.

Quelques constats : le meilleur Unicon du point de vue résultat pour les Français, c'était celui du Danemark en 2008, avec seize médailles, dont sept titres. Depuis, nous déclinons, lentement mais sûrement. Pourquoi ? Si on regarde où se trouve cette diminution, elle concerne surtout les disciplines extrêmes (street, flat, trial, saut en hauteur / longueur). Notre pays a été précurseur dans ces disciplines, ce qui a mené a une grosse réussite de nos participants dans ces épreuves lors de leur apparition en championnat du monde. Un gros dynamisme avec les teams extrêmes comme les Keukly ou les Krisis, ou encore du côté de chez Unistyle, avec en plus une belle émulation, et voilà de jeunes monocyclistes au sommet pendant quelques années. Mais la plupart d'entre eux ont maintenant tourné la page. Une nouvelle génération émerge, menée par Mario Bel ou encore Eddie Ducol.


Martin Charrier sur le podium du tout-terrain en 2012. Photo evaprints.it

Le basket est depuis déjà quelques années une discipline pourvoyeuse de médailles, avec bien sûr les incontournables Woom (une fois deuxième et deux fois titrés), mais aussi les Cycl'hop en 2006 et 2008, et l'AOC carré en 2012. La dynamique est là bien implantée, et il est peu probable que ça s'arrête à court terme.

Mis à part ce cas exceptionnel du basket, le haut niveau est fragile, et souvent dû à l'effort de volonté et d'entrainement, et le talent de quelques individus qui se donnent les moyens d'arriver au top niveau. Il n'y a pas encore de dynamique de haut niveau, puisqu'il n'y en a pas l'encadrement. Est-ce quelque chose de souhaitable, et à mettre en place pour notre sport ? À terme, probablement, mais nous n'en sommes pas là, au niveau des moyens notamment.

Il ne faut tout de même pas oublier que le haut niveau est généralement la vitrine d'un sport, et que c'est par lui que le sport peut se donner les moyens de se faire connaître à un plus large public, via les médias notamment.

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