Le 29 juillet, c'était une grosse journée : cross-country le matin (élite et débutant), speed trial, coasting, sauts en hauteurs et en longueurs sur pateforme… Résumé !
Le cross country ne restera pas dans les mémoires cette fois-ci. Il a même un goût amer. Un goût bizarre. C'était une épreuve très attendue pour beaucoup, et le parcours était très beau avec quelques kilomètres à avaler d'un parcours difficile. Mais problème, le balisage n'est pas à la hauteur et laisse libre court à l'interprétation. On ajoute à cela un manque de bénévoles sur la piste, et c'est la catastrophe ! La tête de course s'est perdue, chez les hommes comme chez les femmes, et les résultats sont donc au final assez aléatoires. Un beau fiasco, pas digne d'un championnats du monde. Des difficultés semblables ont également entraînés l'annulation au beau milieu de la compétition de l'épreuve débutante, grosse frustration pour les concurrents et concurrentes. Dans ce contexte, les victoires de Ben Soja chez les hommes et de Laura Baumgartner chez les femmes sont presque anecdotiques. Martin Charrier qui plaçait beaucoup d'attente dans cette course finit quatrième après avoir finalement retrouvé son chemin. Sa réclamation restera lettre morte.


Cross country. Photo de Tom Holub.

En coasting, les distances sont impressionnantes ! La disciplines consiste à tout lacher après avoir pris de l'élan. Une fois la ligne franchi, plus de propulsion, on ne touche plus ni aux pédales, ni au pneu. Et on va le plus loin possible. Knut Steffens gagne chez les hommes avec 177m 60, et Lisa Hanny remporte la compétition féminine avec 170m 30.
Ce sont donc les filles qui commencent la soirée, devant 2000 spectateurs : des monocyclistes, mais aussi des habitants venus découvrir le sport.
Parmi les dix finalistes, deux françaises : Julia Brétécher et Laura Philippe. C'est une belle performance, elles sont très jeunes (respectivement 15 et 16 ans) ! C'est parti ! Les compétitrices ont 45 minutes pour passer un maximum de zones. Les deux françaises sont en pleine forme et enchaînent les performances. Les zones tombent. Pourtant, c'est l'allemande Maria Wegschneider qui fait la course en tête. Julia et Laura sont bien, mais d'un coup Julia se réceptionne mal et la cheville part : c'est terminé pour elle.

Laura Philippe pendant la finale de trial. Photo Xavier Le Quesne.

Laura continue sa course en avant. Au bout des 45 minutes, elle est ex aeco avec deux autres compétitrices pour se disputer la deuxième place. Le départage est cruel : un zone et une seule, une tentative et une seule, celle qui va le plus loin gagne. Le sort a désigné Laura comme première partante, et sous le poids de la pression, elle tombe rapidement. Les autres connaissent sa marque et assurent, Laura termine quatrième ! Une déception peut-être, mais qu'est-ce que c'est prometteur pour les deux françaises ! Rendez-vous en Corée dans deux ans !

Les finalistes trial masculins. Photo Romain Gadiolet.
Mais voilà, c'est l'heure. Après une courte pause, les hommes vont maintenant se présenter pour leur finale. Les zones demandent d'être très complet : aller haut, aller loin, être précis. Savoir parfaitement s'équilibrer sur un élément fin (barre, tronc). Eddie Ducol est le seul français en lice, et il n'a pas la tâche facile. Sa spécialité, c'est le street, mais il va néanmoins tout donner !
Eddie, lui a du mal à décoller. Rattrapé par la pression, par l'enjeu, il est loin de son niveau habituel. C'est au courage qu'il finira par passer tout de même une zone avant d'arrêter la compétition afin de se préserver pour la suite.

Mark Fabian pendant la finale de trial. Photo Romain Gadiolet.

Devant, Mark Fabian ne sera plus inquiété. Seule une zone lui résistera au final. Il reste trois zones à Pierre lorsqu'il décide de rendre sa feuille : c'est une tactique, puisqu'en ayant finit plutôt qu'un concurrent à égalité de zone, il lui passera devant sans nécessiter de départage. Le plus dangereux pour lui, c'est le Hongrois Levente Németh. Celui-ci à un zone de retard sur Pierre, et vu le niveau général des lignes, ce sera compliqué. Il en passe une. Puis une seconde, les voilà ex aeco ! Enfin, peu avant la fin du temps, il en passe un troisième, un enchaînement de barres rondes que seul jusque là Mark Fabian avait passé. Il a bien mérité sa deuxième place, et Pierre le félicite de bon cœur.