Après le relatif fiasco du cross country aux championnats du monde, les organisateurs avaient à coeur de proposer une belle compétition de descente (downhill). Deux compétitions étaient proposées : une descente avancée, et un descente débutant. La première permettait de se qualifier pour les phases finales, quatre parcours dont les temps cumulés déterminait le vainqueur toute catégorie. Petit tour et retour.

Le matin, c'est la compétition de descente avancée qui ouvrait le bal. Le parcours est relativement court, mais raide, frein fortement recommandé. Peu de grosse difficulté, à l'exception d'un module extrêmement raide, quasiment taillé dans la falaise. Une corde permet aux moins téméraire de le contourner. On enchaine ensuite dans un petit parc, passage de ruisseau sur un planche étroite, et un tremplin d'environ 70cm. Après le parc, voici la ville. Mais ce n'est pas sensé être de la descente ? Et oui, les organisateurs ont résolu de créer le premier « Urban downhill » à monocycle : enchainement d'escalier, tremplin, etc. Un parcours fun et spectaculaire !


Le module de la descente avancée. Photo Tom Holub.

Chacun part à son tour et est chronométré individuellement. Pour éviter trop de gêne, le smeilleurs monocyclistes partent en premier. Pour les autres, la queue est longue !

Les dix meilleurs femmes et les vingt meilleurs hommes sont sélectionnés pour les phases finales. Tous les meilleurs sont au rendez-vous. Le parcours peu technique a vantagé les gros rouleurs, ceux habitués à mouliner vite. On cale le frein dans les fortes pentes, et on âppuie sur les pédales !

Avant la finale, place à la descente débutant. Le parcours est assez roulant, malgré quelque endroits cabossés. Mais il a un point commun avec l'avancé : il est raide. Le frein aide. Beaucoup. C'est une bonne initiation à la descente pour ceux qui sont moins à l'aise.


Descente. Photo Tom Holub.

Arrive l'heure de la finale. Les monocyclistes enchainent les quatre parcours avec 15 minutes de repos entre chaque. C'est éprouvant, difficile, mais pas si technique que ça. Les parcours sont raides, mais plutôt roulant, même s'ils sont émaillés de gap et de marches. Chez les filles, les plus rapides sont impressionnantes, au niveau environ du top 10 garçon. C'est l'Italieene Vera Hofer qui s'impose, devant Laura et Sarah Baumgartner. Du côté des hommes, c'est la fluidité qui est impressionnante. Les plus rapides ne sont pas forcément les plus impressionnants, mais ils savent se faufiler, optimiser leurs trajectoires et minimiser les pertes de vitesse. La finale est marquée par la splendide chute de Jakob Flansberry, un vol plané de quelques mètres, heureusement sans dommages sérieux. Vu le parcours, c'est du côté des gros rouleurs qu'on trouve le vainqueur, Florian Rabensteiner, également très fort en cross country gagne la compétition. Il devance Lukas Huber et Gerald Rosenkranz.


Jakob sur un tremplin de la descente. Photo Maksym Siegieńczuk.

C'est tout pour la compétition. Mais San-Sebastian est niché dans un paysage montagneux magnifique, et une grande sortie MUni s'est organisé sous l'égide de Gerald Rosenkranz et Maksym Siegieńczuk. Une cinquantaine de monocyclistes ont répondu présent, et grimpent dans une joyeuse ambiance. Le soleil tape, fort. Deux groupes sont constitués. Les adeptes de la descente pur reste sur la partie la plus raide et technique, une piste magnifique. Pendant ce temps, les plus aventureux continuent à monter et à monter encore pour se rendre à un petit sommet et enfin, tout redescendre. Quel bonheur ! La vue est magnifique, avec d'un côté la mer, de l'autre la vallée, et en fond, San Sebastian. On enchaîne la descente, en essayant de se restaurer comme on peut. Entraide, applaudissements lorsque les passafges techniques sont franchis, on passe une très très bonne journée !


Sortie MUni. Photo Lukasz Chornikowski.

Le pays basque est un beau pays pour le MUni (Mountain Unicycling).