L'UNIOEC, c'est le nouveau championnat d'Europe, approuvé par l'IUF, et organisé pour la première édition en Italie, dans la ville de Mondovi. Eddie revient sur son exéprience là bas, où il a essentiellement participé aux compétitions extrêmes. Les photos sont de Clarisse Chapal.

Il y a quelques semaines se déroulaient les UNIOEC à Mondovi en Italie, c’était l’occasion idéale de se donner rendez-vous avec tous les copains monocyclistes. La plupart des riders « urbains » étaient francophones et nous avons donc ressentis cette compétition comme une sorte de grosse CFM à l’italienne. Cependant les participants aux disciplines plus traditionnels étaient eux majoritairement Allemands.

J’ai commencé les UNIOEC par les qualifications de flat qui étaient en réalité une excuse pour créer un classement pour les battles plutôt qu’une épreuve servant à éliminer des participants, car nous étions 16 sélectionnés sur 18… À la fin des qualifs on trouvait dans le top trois Pierre Sturny, Mario Bel et Oskar Rytter.


Mario lors de son last trick en qualif de flat

Deux jours plus tard c’était au tour des qualifications du trial, les règles étaient tellement étrange qu’il m’a fallu un long moment avant de les comprendre. Deux groupes d’une quarantaine de riders roulaient chacun leur tour sur les zones, jusque-là tout va bien. Chaque groupe avait au total trois heures divisées en deux passages d’une heure et demi. À la fin de mon premier passage, je suis satisfais j’ai réussi à franchir la quasi-totalité des zones que j’espérais passer. Mais alors à quoi allait bien me servir mon second passage, y avait-il de nouvelles zones ? La réponse m’a tellement surpris que j’ai bien hésité à arrêter, en réalité pour gagner le plus de points il me fallait refranchir le maximum de zones et donc refaire les mêmes obstacles… Les organisateurs m’ont expliqué que cette règle servait à pousser au maximum les riders, mais en réalité j’ai trouvé que cette façon de faire était totalement absurde et dangereuse, et que de plus les six finalistes n’avaient absolument pas changés entre le premier et le second passage.

Comme si trois heures de trial ne nous avaient pas assez fatigués le soir même nous avions les final de flat. C’est Adrien Delecroix qui s’est chargé de l’organisation car il n’y avait personne pour s’en occuper. Le flat se passait sur une scène au milieu d’un petit amphithéâtre dont les gradins étaient remplis de monde, c’était vraiment beau à voir. Je perds mon Battle sans trop de surprise contre un autrichien très sympa, de toute façon je n’espérais pas gagner quoi que ce soit en flat. Jérémy Bonzon qui s’était pris une poutre en métal sur la tête à la fin du trial et qui avait dû aller à l’hôpital, a surpris tout le monde en éliminant Oskar Rytter de la compétition à la suite d’un Battle sans fautes, couronné par son premier 630. Manuel Vetter un jeune encore, a réussi lui aussi à battre un autre prétendant au podium, Mario Bel et se fait une seconde place sur le podium derrière Star Patrick et devant Pierre Sturny. Bref une soirée pleine de surprise !


Le podium du flat

Le lendemain nous profitons d’une grasse matinée bien méritée, les qualifications de saut en hauteur et longueur ne se terminent qu’à 18h, nous décidons donc d’y aller pour 16h. À notre arrivée nous apprenons que les qualifications se terminent finalement à 17h, je suis donc forcé de faire la longueur et la hauteur en même temps. Les règles étaient elles aussi étranges quoi que finalement très simple, chaque rider avait douze saut qu’il pouvait utiliser comme il le souhaitait. J’arrive à me qualifier dernier en longueur et second en hauteur derrière Pierre Sturny qui passe 1m28. Il nous a fallu ensuite nous rendre sur le lieu du trial où se déroulait les qualifications de saut en hauteur sur plateforme. Cette fois ci tous les riders montant sept palettes était qualifiés.

Quelques jours après, la finale de trial a eu lieu, sept zones affreusement compliquées avaient été montées la veille pour nous mettre à l’épreuve, nous avions une heure pour en passer le plus possible, au bout d’une demi-heure j’abandonne après avoir réussi seulement deux zones. Le classement final : premier Jonas, second Pierre et troisième Oskar.


Eddie lors du trial

Pour me détendre un peu de la veille je me suis inscris au coasting, les règles étaient simple, aller le plus loin possible à plat sans avoir les pieds sur les pédales ou le pneu. Je réussi à emprunter un monocycle de freestyle à une allemande et je pars faire mes deux essais, je réussi durant l’un deux à faire un coasting de 67 metres, je me prépare donc à repartir heureux de mon exploit quand une jeune concurrente s’élance et bat le record du monde avec un coasting de 170m !

Le lendemain c’est les finales en hauteur et longueur, nous décidons cette fois d’arriver à l’avance. Mais malheureusement l’épreuve du 800m prend plus de temps que prévus, tellement qu’à 15h nous n’avions pas commencé alors que ça devait débuter à 11h. D’un commun d’accord nous décidons de garder les résultats des qualifications en saut en hauteur telle quel, concernant la longueur c’est Jonas et Oskar ex aequo qui finissent premier devant Paul Sergent qui s’est formidablement battu.

Nous nous rendons ensuite une fois de plus sur le lieu du trial pour disputer la final de hauteur sur plateforme. À huit palettes, nous ne sommes plus que trois et plutôt que de monter à huit palettes et demi nous décidons de tenter directement neuf palettes. Pierre est le seul à y arriver ce qui lui permet d’avoir la première place, je prends la seconde car je suis arrivé à passer les huit palettes à l’inverse de Jonas à qui il a fallu huit essais.


Le podium de la hauteur sur plateforme

Pour finir les UNIOEC la dernière épreuve était le Street, nous avons monté les zones avec des palettes et nous avons ensuite décidé de concourir par runs. Nous n’étions que neuf, le street a certainement été la discipline la moins représentée. Adrien Delecroix qui s’était inscrit à la dernière minute prend la première place grâce à un super trey side flip du haut de neuf palettes, Mario Bel le suit de près avec un super run de final très engagé, et je termine derrière lui, ma foi assez content de moi.

Finalement et même s’il y a eu de nombreuses complications je pense pouvoir dire que ce fut une belle compétition et qu’on s’est vraiment bien amusé. Mondovi est une ville super jolie où les glaces et les pizzas sont quasiment données !

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