Pour ceux dont c'était le premier championnat du monde, ils ont pu découvrir le freestyle à haut niveau. Plusieurs styles s'opposent : le style Japonais, techniquement basé sur le gliding debout, est chroégraphié, précis, propre. C'est de la danse, tout simplement. Peu ou pas de chute généralement. A l'opposé, les occidentaux, menés par les danois, les allemands et les américains proposent des freestyle très techniques, et souvent peu recherchés artistiquement. Et puis il y a quelques extraterrestres.


Mayuko Deguchi. Photo de Romain Gadiolet.

La soirée s'ouvre avec les hommes. Le niveau général n'est pas très bon techniquement. Il faut dire qu'il y a de nombreux absents : Phillip Henestrosa, Kaito Shoji ou encore Matt Sindelar. Quelques routines sont cependant à retenir. C'est le cas de celle du Japonais Kenya Toyosawa, parfait exemple du style Japonais. C'est propre, ça glide et ça reglide, et surtout, c'est beau ! Je vous laisse découvrir.

Cette routine lui a valu la deuxième place. La première place est prise un peu à la surprise générale par le danois Ryan Olfers, avec une routine dense techniquement, mais assez pauvre artistiquement.

A la troisième place, on trouve le suisse Thomas Tiercy. Habitué des routines innovantes, ils proposent toujours un vrai numéro, aboutie artistiquement. Le public est dpeuis quatre ans acquis à sa cause, et c'est un grand plaisir de le voir médaillé. Aller, il est temps de regarder !

Place maintenant aux filles. Et là, le niveau est bien plus dense ! Les japonaises commencent à s'inspirer des techniques occidentales. Le défi, c'est de le faire en gardant la présence artistique, la précision et la propreté qui les caractérise.

C'est le cas de Natsume Yamamoto, troisième. On regarde ça.

A la première place, la danoise Katrine Jensen confirme son archi domination dans la discipline. Techniquement, c'est une extra-terrestre. Artstiquement, ce n'est pas très poussé, mais ses routines on la pêche, et elle tient son rôle. Je vous laisse admirer.

Selle par terre pieds croisés ! Incroyable ! C'est la seule au monde à faire ça. Ses transitions sont également extraordinaire, c'est très rare de la voir les pieds sur les pédales et les fesses sur la selle. Elle passe d'une figure à l'autre avec une dextérité diabolique ! Elle mérite cette première pace.

Petit clin d'oeil à la seule française de toute la soirée : après de multiples titre en Coupe de France, Lucie Carbonne a eu envie de présenter son travail au niveau international. Son numéro qui mêle monocycle et accordéon a un peu surpris, mais a surtout séduit ! Elle a eu droit à une belle ovation !


Bravo Lucie !

Merci aux gens qui ont filmé ces vidéos : Konstantin Hoehne et Romain Gadiolet.